Le terme cosmétique vient du grec ancien κόσμος, kosmos « parement, ornement , ce qui ordonne le monde».
L’idée d’aider ou de parfaire ce que la nature offrait à la naissance remonte pour certains à 5000 ans avant Jésus Christ…
Les Égyptiens de l’antiquité font partie des premiers utilisateurs de baumes, huiles, onguents.
Ces premiers soins avaient une vocation sacrée,médicinale et compte tenu des résultats, ces traitements devinrent des bienfaits esthétiques.

Cléopatre et le lait d’anesse…La reine d’Egypte était une visionnaire, le lait d’ânesse contient des acides anti-oxydants, des agents adoucissants et anti-vieillissement… Certains disent qu’elle s’appliquait sur le visage, des tranches de veau … Et qu’elle camouflait ses cheveux sous des perruques pour se préserver des poux
Mais bon, l’histoire qui nous intéresse est celle qui prouve que les femmes depuis la nuit des temps ont cherché le moyen de se rendre belles et jeunes.

Les premiers maquillages avaient pour but de cacher une malformation, une blessure de guerre, réparer les accidents de la vie et donner au défunt une dernière beauté avant son départ vers l’au delà. Des fouilles archéologiques ont mis à jour des tombes contenant des nécessaires de beauté: pots à onguents, huiles et du khôl utilisé par les deux sexes et par toutes les classes sociales.

Côté Grec, les courtisanes seules avaient droit au maquillage mais les femmes copièrent assez rapidement cette pratique qui manifestement avait du bon en ramenant leur mari à la maison. Pratique qui s’étendra sur toute l’Europe. Rouge aux lèvres, noir aux yeux et peau blanchie à la céruse ( interdit de nos jours car trop dangereux), symbole d’une pureté que l’on veut afficher.

Le XVI ème siècle est poudré, les visages blancs, limite effrayants. Les femmes dormaient fardées pour être plus présentables au réveil et se rajoutaient une couche de poudre pour cacher les boutons apparus dans la nuit faute de démaquillage.

Une spirale infernale, qui verra l’arrivée au XVII ème siècle, des « mouches » grains de beauté dessinés pour dissimuler les boutons…
Un siècle plus tard, le rouge s’installe sur les joues. On le fait plus discret sur les lèvres, ne voulant pas attirer le regard sur des dents bien abîmées et sur des sourires édentés.

La seconde moitié du XIXème siècle et le XXème siècle voient apparaître l’industrialisation des cosmétiques qui sont vendus dans de grands magasins. On n’essaie plus de ressembler à toutes les autres, bien au contraire on adapte les soins et le maquillage selon le type de peau, la forme du visage, la couleur des yeux. Les instituts de beauté fleurissent. Les cosmétiques deviennent soin.